Little paradis.
26 mai 2011, Paris.
Cette photo-là, c’est quoi ? Le bruit du déclencheur, la courte période d’aveuglement, l’impression de l’image sur mon visage au travers de l’écran.
Mais pourquoi montrer ? Partager ? Forcer le regard de l’autre.
Je balance mes images comme je marche dans la rue. Je n’en attends rien de particulier, à part peut-être le regard d’une fille qui me trouverait bien habillé. La considération n’empêche pas d’avancer, elle fait aller.
Mes images ne sont que des paliers, des mousquetons accrochés sur la voie de l’ascension d’une montagne de sable. C’est un travail égoïste et dictatorial. Quand l’on est libre et que l’on ne fait qu’un avec la machine, ce n’est qu’une simple représentation de soi.
Vous m’avez vu, vous m’avez lu, nous nous sommes croisés, je vous en remercie, nous continuons notre chemin.








