these pics

Une de mes photos et son histoire chaque jour. c'est tout.


one of my photos and its story everyday. that's it.
Little paradis. 26 mai 2011, Paris. Cette photo-là, c’est quoi ? Le bruit du déclencheur, la courte période d’aveuglement, l’impression de l’image sur mon visage au travers de l’écran. Mais pourquoi montrer ? Partager ? Forcer le regard de l’autre. Je balance mes images comme je marche dans la rue. Je n’en attends rien de particulier, à part peut-être le regard d’une fille qui me trouverait bien habillé. La considération n’empêche pas d’avancer, elle fait aller. Mes images ne sont que des paliers, des mousquetons accrochés sur la voie de l’ascension d’une montagne de sable. C’est un travail égoïste et dictatorial. Quand l’on est libre et que l’on ne fait qu’un avec la machine, ce n’est qu’une simple représentation de soi.Vous m’avez vu, vous m’avez lu, nous nous sommes croisés, je vous en remercie, nous continuons notre chemin. 

Little paradis.

26 mai 2011, Paris.

Cette photo-là, c’est quoi ? Le bruit du déclencheur, la courte période d’aveuglement, l’impression de l’image sur mon visage au travers de l’écran.

Mais pourquoi montrer ? Partager ? Forcer le regard de l’autre.

Je balance mes images comme je marche dans la rue. Je n’en attends rien de particulier, à part peut-être le regard d’une fille qui me trouverait bien habillé. La considération n’empêche pas d’avancer, elle fait aller.

Mes images ne sont que des paliers, des mousquetons accrochés sur la voie de l’ascension d’une montagne de sable. C’est un travail égoïste et dictatorial. Quand l’on est libre et que l’on ne fait qu’un avec la machine, ce n’est qu’une simple représentation de soi.

Vous m’avez vu, vous m’avez lu, nous nous sommes croisés, je vous en remercie, nous continuons notre chemin. 

“Drugs” Ratatat. Hadra trans festival, Parc national du Vercors, 8 juillet 2011.Cette photo-là c’est la rencontre d’une communauté qui arrive à voyager sans se déplacer. On imagine les difficultés pour organiser ce genre d’événement en France. Cela fait peur aux sédentaires. Nous vivons dans un monde où la censure n’a même plus lieu d’être, car désormais, l’on s’autocensure. On n’assume plus rien, il faut ruser des codes et des règles de bonne conduite écrites par je ne sais quel salopard de bureau. Trouver le bon contact qui nous permettra de contourner des lois qui n’existent pas. À l’article que j’ai écrit, le festival a demandé un droit de réponse pour se dédouaner de mes propos. Je n’ai pas trouvé ça étonnant. Il faut aujourd’hui un visa pour chaque pas que l’on fera. Pour voir l’article : http://www.brain-magazine.com/reportages/95-accueil/6546-jirai-danser-chez-vous-hadra-trance-festival

“Drugs” Ratatat.

Hadra trans festival, Parc national du Vercors, 8 juillet 2011.

Cette photo-là c’est la rencontre d’une communauté qui arrive à voyager sans se déplacer. On imagine les difficultés pour organiser ce genre d’événement en France. Cela fait peur aux sédentaires.

Nous vivons dans un monde où la censure n’a même plus lieu d’être, car désormais, l’on s’autocensure. On n’assume plus rien, il faut ruser des codes et des règles de bonne conduite écrites par je ne sais quel salopard de bureau. Trouver le bon contact qui nous permettra de contourner des lois qui n’existent pas.

À l’article que j’ai écrit, le festival a demandé un droit de réponse pour se dédouaner de mes propos. Je n’ai pas trouvé ça étonnant. Il faut aujourd’hui un visa pour chaque pas que l’on fera.

Pour voir l’article : http://www.brain-magazine.com/reportages/95-accueil/6546-jirai-danser-chez-vous-hadra-trance-festival

“sure you will” Justice. 4 juin 2011, Paris. Cette photo-là c’est une soirée dans un petit appartement parisien avec des étudiantes étrangères. Elles sont timides, elles ont décidé de voyager avec leurs habitudes. Même sur place, elles veulent conserver en mémoire l’image d’Épinal qu’elles ont de Paris. Alors que, merde, Épinal est à 313 kilomètres de Paris. Nous passons un agréable moment, on leur propose de découvrir la ville à notre manière,  elles acceptent l’invitation, il n’en sera rien. Nous sommes des individualistes qui vivent en meutes. Nous partageons uniquement ce que nous voulons pour finalement s’endormir avec sagesse à l’abri de nos certitudes.

“sure you will” Justice.

4 juin 2011, Paris.

Cette photo-là c’est une soirée dans un petit appartement parisien avec des étudiantes étrangères. Elles sont timides, elles ont décidé de voyager avec leurs habitudes. Même sur place, elles veulent conserver en mémoire l’image d’Épinal qu’elles ont de Paris. Alors que, merde, Épinal est à 313 kilomètres de Paris.

Nous passons un agréable moment, on leur propose de découvrir la ville à notre manière,  elles acceptent l’invitation, il n’en sera rien. Nous sommes des individualistes qui vivent en meutes. Nous partageons uniquement ce que nous voulons pour finalement s’endormir avec sagesse à l’abri de nos certitudes.

“I Will Follow You Into The Dark” Amanda Palmer.12 juillet 2011. Cette photo-là c’est la recherche. Une fois que l’on a pris le risque d’être curieux, cela nous envoie dans des situations inattendues, dont on ne peut revenir en arrière. Cela engendre une façon de penser et de vivre qui ne s’explique pas dans les livres puisque notre devoir devient de les écrire. Essais sociologiques, recettes de cuisine, livre de voyage, astuces pour réparer son grille-pain ou effectuer une vidange à moindre coût, compte rendu sportif, chanson, peinture, tag, danse, aérobique, yoga. Sans distinction, sans préavis, parfois même sans lecteurs, nous ne faisons qu’avancer et partager.

“I Will Follow You Into The Dark” Amanda Palmer.

12 juillet 2011.

Cette photo-là c’est la recherche. Une fois que l’on a pris le risque d’être curieux, cela nous envoie dans des situations inattendues, dont on ne peut revenir en arrière.

Cela engendre une façon de penser et de vivre qui ne s’explique pas dans les livres puisque notre devoir devient de les écrire. Essais sociologiques, recettes de cuisine, livre de voyage, astuces pour réparer son grille-pain ou effectuer une vidange à moindre coût, compte rendu sportif, chanson, peinture, tag, danse, aérobique, yoga.

Sans distinction, sans préavis, parfois même sans lecteurs, nous ne faisons qu’avancer et partager.

“Bus Stops” Garageland.Paris, 26 juin 2011.Cette photo-là c’est le voyage, lorsque l’on passe par des endroits où l’on ne connait rien du paysage. Nous prenons un bus de nuit en banlieue parisienne. Flo dialogue avec une fille qu’il ira voir à Hong Kong, et le soleil se lève sur notre sommeil. Nous sommes les seuls voyageurs du dimanche, le chauffeur et l’agent de sécurité s’ennuient gentiment en parlant du temps qu’il fera au Parc des Princes pour le match du soir. Hong-Kong appelle Flo comme cette ville me rappelle le passé avec force. Le voyage est plus fort que l’inconfort du siège qui nous transporte.

“Bus Stops” Garageland.

Paris, 26 juin 2011.

Cette photo-là c’est le voyage, lorsque l’on passe par des endroits où l’on ne connait rien du paysage.

Nous prenons un bus de nuit en banlieue parisienne. Flo dialogue avec une fille qu’il ira voir à Hong Kong, et le soleil se lève sur notre sommeil. Nous sommes les seuls voyageurs du dimanche, le chauffeur et l’agent de sécurité s’ennuient gentiment en parlant du temps qu’il fera au Parc des Princes pour le match du soir.

Hong-Kong appelle Flo comme cette ville me rappelle le passé avec force. Le voyage est plus fort que l’inconfort du siège qui nous transporte.

“Bon voyage” Mathieu Boogaerts. Cirque Madona Bouglione “pentimento”, Ile Seguin, Boulogne-Billancourt, 24 juin 2011.Cette photo-là, c’est avant de partir en voyage. Est-on bien préparé, est-ce que l’on a de quoi se protéger de la pluie, est-ce que l’on a bien rempli sa valise. On part en voyage préparé pour ce que l’on veut, pas pour ce qu’il va nous tomber dessus. Quand quelqu’un me souhaite qu’il ne m’arrive rien en voyage, je le maudis. Nicolas Bouvier écrit dans “L’usage du monde” : un voyage se passe de motifs. Il ne tarde pas à prouver qu’il se suffit à lui-même. On croit qu’on va faire un voyage, mais bientôt, c’est le voyage qui vous fait, ou vous défait” Le voyage nous fait ou nous défait, certes, mais c’est avant tout la prise de risque du départ qui déclenche tout. Comme lorsque l’on rentre sur scène ou que l’on change de métier, de vie, alors que tout nous semble aller bien.

“Bon voyage” Mathieu Boogaerts.

Cirque Madona Bouglione “pentimento”, Ile Seguin, Boulogne-Billancourt, 24 juin 2011.

Cette photo-là, c’est avant de partir en voyage. Est-on bien préparé, est-ce que l’on a de quoi se protéger de la pluie, est-ce que l’on a bien rempli sa valise. On part en voyage préparé pour ce que l’on veut, pas pour ce qu’il va nous tomber dessus. Quand quelqu’un me souhaite qu’il ne m’arrive rien en voyage, je le maudis.

Nicolas Bouvier écrit dans “L’usage du monde” : un voyage se passe de motifs. Il ne tarde pas à prouver qu’il se suffit à lui-même. On croit qu’on va faire un voyage, mais bientôt, c’est le voyage qui vous fait, ou vous défait”

 Le voyage nous fait ou nous défait, certes, mais c’est avant tout la prise de risque du départ qui déclenche tout. Comme lorsque l’on rentre sur scène ou que l’on change de métier, de vie, alors que tout nous semble aller bien.

“Oh, What A Beautiful Morning” Peggy Lee.Ciup, Paris, 2 février 2011. Cette photo-là c’est une sensation. Cette chaleur partagée, qui nous prend par surprise lorsque l’on n’est pas seul à regarder le même horizon. On imagine à deux ce soleil brumeux. Le temps passe et l’on s’aperçoit que l’on ne visait pas forcément les mêmes latitudes de perspectives. Qu’importe.Le corps est plus fort que l’esprit. Cette main sur l’épaule, l’odeur surtout, vestige animal, nous englobe comme lorsqu’en altitude on traverse un nuage. L’espace d’un instant, il n’existe plus rien d’autre qu’eux deux, aussi lumineux que l’inconnu qu’ils observent.

“Oh, What A Beautiful Morning” Peggy Lee.

Ciup, Paris, 2 février 2011.


Cette photo-là c’est une sensation. Cette chaleur partagée, qui nous prend par surprise lorsque l’on n’est pas seul à regarder le même horizon. On imagine à deux ce soleil brumeux. Le temps passe et l’on s’aperçoit que l’on ne visait pas forcément les mêmes latitudes de perspectives. Qu’importe.

Le corps est plus fort que l’esprit. Cette main sur l’épaule, l’odeur surtout, vestige animal, nous englobe comme lorsqu’en altitude on traverse un nuage. L’espace d’un instant, il n’existe plus rien d’autre qu’eux deux, aussi lumineux que l’inconnu qu’ils observent.

“Watch Them Fly Sundays” Stereophonics.11 juin 2011, Parc des Batignolles, Paris.Cette photo-là c’est un cours pour apprendre à voler. Il faut de l’espace, des nuages, un point culminant, du courage, un costume, de la lumière et un grain de folie maîtrisé. Bien sûr cela ne suffit pas toujours, il y a des éléments que l’on ne maîtrise pas. D’autres que l’on ne connaît même pas. Mais cela a déjà le mérite de donner l’impression de voler, et c’est déjà pas mal surtout à 4 heures du matin dans un parc parisien.

“Watch Them Fly Sundays” Stereophonics.

11 juin 2011, Parc des Batignolles, Paris.

Cette photo-là c’est un cours pour apprendre à voler. Il faut de l’espace, des nuages, un point culminant, du courage, un costume, de la lumière et un grain de folie maîtrisé.

Bien sûr cela ne suffit pas toujours, il y a des éléments que l’on ne maîtrise pas. D’autres que l’on ne connaît même pas. Mais cela a déjà le mérite de donner l’impression de voler, et c’est déjà pas mal surtout à 4 heures du matin dans un parc parisien.

Les nuits sont longues à Orléans, le retour. Orléans, 9 aout 2011. Cette photo-là c’est une question. Avez on besoin de revenir sur le lieu du crime ? Ne fallait-il pas prendre patience et attendre ensemble le réveil du soleil ? Voir les clowns et les folies monter sur scène ? Arrêter de chercher dans le noir des vérités qui ne sont pas réfléchissantes, car édifiantes de mouettes. Nous nous sommes endormis au milieu du bruit, des statues, de l’art, des plantes. Car l’on y été tristement bien. Le réveil vient, doucement, comme une mélodie qui nous tire des rêves, la sonnerie simple du téléphone, l’appel d’autres merveilles, de la famille, du travail, d’une liberté calculée, souhaitée, lointaine, qui attise la peur des chaînes . Il nous faut trouver, maintenant, des choses similaires qui ne portent pas les mêmes couleurs. Notre vision rétrécie comme un cône de glace à l’italienne dans les mains d’un enfant. Nous fondons beaucoup d’espoir coulant vers la mer, vers le reflet de notre imagination. J’ai la vague impression que nos écrits ne sont que rouleaux.

Les nuits sont longues à Orléans, le retour.

Orléans, 9 aout 2011.

Cette photo-là c’est une question. Avez on besoin de revenir sur le lieu du crime ?

Ne fallait-il pas prendre patience et attendre ensemble le réveil du soleil ? Voir les clowns et les folies monter sur scène ? Arrêter de chercher dans le noir des vérités qui ne sont pas réfléchissantes, car édifiantes de mouettes. Nous nous sommes endormis au milieu du bruit, des statues, de l’art, des plantes. Car l’on y été tristement bien.

Le réveil vient, doucement, comme une mélodie qui nous tire des rêves, la sonnerie simple du téléphone, l’appel d’autres merveilles, de la famille, du travail, d’une liberté calculée, souhaitée, lointaine, qui attise la peur des chaînes .

Il nous faut trouver, maintenant, des choses similaires qui ne portent pas les mêmes couleurs. Notre vision rétrécie comme un cône de glace à l’italienne dans les mains d’un enfant. Nous fondons beaucoup d’espoir coulant vers la mer, vers le reflet de notre imagination. J’ai la vague impression que nos écrits ne sont que rouleaux.

“Les yeux noirs” Django Reinhardt. Paris, 8 avril 2011. Cette photo-là est de l’ordre du bizarre. J’en ferai volontiers la pochette d’un album d’electro. Une campagne publicitaire pour la dangerosité de l’alcool. La notice d’utilisation d’une paire de lentilles. Une photo d’introduction sur le blog d’un Japonais légèrement dérangé du bambou. Je ne sais pas quel mécanisme physique elle évoque ? À par peut-être le dégout si l’on a un penchant animal, et, ou, l’interrogation si l’on est un humain. Je ne comprends pas l’assurance que j’ai eu en disant lorsque j’ai pris cette photo.-Celle-là elle est bonne. Je ne comprends pas pourquoi cette image est dans cette sélection et a survécu au terrible: “Merde, j’étais bourré en fait c’est nul”.   Je ne comprends pas pourquoi j’écoute en ce moment à cause de l’aléatoire iTunes, du cor de chasse. Pourquoi j’ai chaud, pourquoi j’ai froid. Pourquoi je vais à droite à gauche, sans jamais chercher à analyser, je suis tout juste bon à croiser les gens.

“Les yeux noirs” Django Reinhardt.

Paris, 8 avril 2011.

Cette photo-là est de l’ordre du bizarre. J’en ferai volontiers la pochette d’un album d’electro. Une campagne publicitaire pour la dangerosité de l’alcool. La notice d’utilisation d’une paire de lentilles. Une photo d’introduction sur le blog d’un Japonais légèrement dérangé du bambou.

Je ne sais pas quel mécanisme physique elle évoque ? À par peut-être le dégout si l’on a un penchant animal, et, ou, l’interrogation si l’on est un humain.

Je ne comprends pas l’assurance que j’ai eu en disant lorsque j’ai pris cette photo.

-Celle-là elle est bonne.

Je ne comprends pas pourquoi cette image est dans cette sélection et a survécu au terrible: “Merde, j’étais bourré en fait c’est nul”.  

Je ne comprends pas pourquoi j’écoute en ce moment à cause de l’aléatoire iTunes, du cor de chasse. Pourquoi j’ai chaud, pourquoi j’ai froid. Pourquoi je vais à droite à gauche, sans jamais chercher à analyser, je suis tout juste bon à croiser les gens.